Competition par Equipe – Equipe d’Aichi – Senpō – 17è Championnats du Japon de Tankendō

Commentaire par Simon Larsen

 

J’ai de meilleurs résultats en équipe qu’en individuel, particulièrement si je suis en première position (senpō). Autant que je puisse en juger, l’état d’esprit n’y est pas tant de gagner, mais d’établir un état d’esprit positif pour votre équipe. C’est-à-dire que si vous perdez, ça doit être de telle manière qu’ils pensent que c’était du vol et que ça les excite à la revanche, plutôt que de les déprimer devant les prouesses de l’adversaire. Et si vous gagner ce devrait être dans une démonstration flamboyante d’agressivité et de détermination plutôt qu’un déploiement d’habileté technique ou d’intelligence stratégique. Je crois qu’un match en première position ne devrait jamais aller jusqu’à la fin du temps, ce devrait être victoire ou défaite 2-0.

 

Cet état d’esprit semble me convenir vu que je ne me sens jamais stressé pour ces matchs, contrairement aux autres positions ou je commence à cogiter sur qui doit marquer, etc… Cela dit en pratique je ne suis pas sûr de m’en sortir aussi bien.

 

Pour ce match je voulais marquer d’entrée, je me suis beaucoup entraîné à sho-ippon. J’ai donc fait en sorte d’arriver au centre en premier pour essayer de prendre l’ascendant dans l’esprit de mon adversaire. Le but n’était pas tant de marquer que de ne pas bloquer à mi-chemin comme cela m’est arrivé tant de fois, et de prendre un point d’entrée de jeu.

 

Je voulais utiliser seitai autant que possible pour qu’il y réfléchisse à deux fois avant de venir au contact. Tous ces gars sont bien plus rapide que moi et les laisser prendre leurs aises en combat rapproché n’est pas bon du tout pour moi. Je suis vieux et lent mais grand et costaud. Même un seitai raté peut leur donner une idée de ce qui leur arrivera si j’arrive à leur mettre le grappin dessus.

 

Je pense être parvenu à faire les deux choses que j’avais prévues, marquant face à une attaque plus lente et hésitante que ce dont je le crois capable. Mettre la pression avec l’autre côté du tanken sert souvent de premice pour seitai et j’espère que c’est ce qu’il a pensé.

 

Jusque là tout va bien, mais j’ai la mauvaise habitude que je dois corriger de ne pas concrétiser le second point.

 

N’ayant pas de stratégie particulière (je ne suis pas assez malin pour prévoir si loin) Je décidai de mettre la pression me rapprochant, tout en utilisant une garde un peu plus tendue et mon allonge supérieure contre ses attaques. J’ai eu de la chance sur quelques unes de ses tentatives lorsque je baisse ma pointe avant de frapper – je dois vraiment travailler la-dessus – mais au moins mon défaut ne m’a pas coûté de point.

 

Après la l’interruption des arbitres je commençai à baisser, oubliant de rester mobile, tentant men et autres choix idiots. Hiki-men peut plus ou moins le faire pour certains, mais honnêtement je peux probablement renverser une personne de cette taille en le poussant franchement à l’épaule de tsubazeriai, donc hiki-men n’est pas un choix malin en ce qui me concerne. Tenter Men de issoku ittō no maai est complètement stupide pour quelqu’un d’aussi bas niveau que moi. Par chance je crois que ça l’a encouragé à faire pareil, et ses chances de profiter de ma baisse de forme s’en sont trouvées réduites.

 

Vers 03:30 je pense qu’il s’est rendu compte qu’il perdait son temps et il revient à un jeu plus à même de battre monsieur “je reste sur place et frappe nodo” avec sa série de frappes au . Cependant j’ai eu de la chance, puis le temps lui a manqué.

Ce que je retire de ce match est que j’ai besoin d’avoir un second point offensif. Je ne pense pas que ce soit le foncier qui m’ait fait défaut, mais plutôt le psychologique. C’est trop facile pour mon ego de marquer puis de rester sur la défensive, plutôt que de considérer le point comme une sécurité m’autorisant à être plus aventureux et plus agressif. En tant que premier combattant je pense que mes coéquipier démarreraient plus à l’aise si je finissait dans le bruit et la fureur plutôt que “oh, c’est la fin du temps”. Je suis persuadé que le deuxième combattant (chūken) de l’autre équipe est entré en pensant que j’avais marqué sur un coup de chance et voulait sa revanche sur le nôtre, ce qui n’est pas l’effet que j’aurais dû produire. Je dois une tournée à mes coéquipiers pour me faire pardonner mon ego préférant la victoire au devoir envers l’équipe.

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