Mon voyage au coeur du Jukendo – Klara – Jour 62 à 64

2017-09-21

La nouvelle est confirmée, demain aura lieu notre passage de grade. Avec un peu de chance, tout se passera bien et personne ne tiendra son mokuju à l’envers. Pour se préparer, on a fait beaucoup d’exercices de base en se concentrant tout particulièrement sur l’ordre des exercices, le rythme des commandements, des attaques et les déplacements pour les deux rôles: l’étudiant et le receveur. Bien qu’on ait déjà pratiqué ces exercices tous les jours depuis un moment, il y a toujours quelques détails qui ne sont pas complètement maîtrisés et qui demandent du travail. Ce qui est merveilleux, car on a toujours quelque chose à faire.

La première partie de l’entraînement était à nouveau une préparation pour nous former à devenir de futurs professeurs de jukendo. Le sensei nous a testé en faisant tellement d’erreurs que cela devenait hilarant de voir un hanchidan hanshi mettre son armure n’importe comment. On a terminé la séance avec les kata, cette fois-ci on a pratiqué tout ce qu’on avait appris: jukendo, tankendo, juken tai tanken, sans pause pour des corrections ou des explications. Nos entraînements sur le toit nous ont bien servi.

 

2017-09-22

Dernier entraînement avant le passage de grade signifie beaucoup de travail de “polissage” sur les éléments que nous devrons démontrer ainsi que sur le fait de se concentrer sur les détails qui posent problème. Ce sont des détails différents pour chacun d’entre nous. Mon problème, je l’appelle “le syndrome du hobbit”, car mes bras remontent à chaque fois que je frappe quelqu’un. Si je m’entraîne à attaquer sans personne devant moi, mes mains restent basses, comme elles le devraient. Heureusement, l’origine du problème a été trouvée et temporairement corrigée avec le conseil de ne pas utiliser ma main gauche et de me concentrer sur ma main droite, afin de la déplacer rapidement et en ligne droite (sans la remonter) vers l’avant. Cela me permet d’avoir un transfert de forces plus efficace, cela m’assure également la possibilité de conserver une posture plus stable et correcte tout le long de l’attaque. En outre, je peux ainsi poursuivre mon attaque en utilisant le corps, sans pousser avec les bras. On a terminé avec quelques bases du tankendo et on a aussi corrigé plusieurs formes de kata.

Shinsa: le passage de grade. On a évolué dans l’allée du sensei, sous le regard précis de deux soldats d’une base militaire située non loin d’ici. On a dû montrer qu’on connaissait les bases du jukendo et du tankendo. Nous avons également enchaîné tous les kata de tankendo, certainement pour démontrer, ô combien ! nous étions talentueux. Malgré les conditions extrêmes (on a beaucoup rigolé à ce propos), tout s’est bien passé. On a même eu la chance d’apprendre de nouveaux éléments grâce à nos invités (et membres du jury), car ils n’ont pu rester assis seulement pour regarder. Ils se devaient, eux aussi, de prendre leur mokuju.

 

2017-09-23

Un jour sans entraînement, sans bâtons et même sans trucs culturels: manger et dormir sont des éléments qui sont placés en haut de la liste de tout le monde pour des jours comme celui-ci.

*Voici le dernier article d’une série continue de post écrits par l’une de nos traductrices et auteur invitée, Klara. Elle a récemment commencé le jukendo et profite d’une visite de trois mois au Japon, avec son partenaire Lukasz, pour continuer son apprentissage dans cette discipline.*

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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